Je m’appelle Sylvain Leroux, 40 ans et père d’un petit garçon de 6 ans. J’ai beaucoup voyagé pour le travail par le passé et fait différents métiers. En 2019, j’ai eu envie de trouver un métier qui m’enracine un peu plus sur le bassin annécien et porteur de sens, le métier de maraicher a été une évidence !

Quel est le nom de votre projet/votre entreprise ?

Ma petite ferme urbaine agro-écologique s’appelle « ceux qui sèment » parce que je suis aussi passionné par les semences et j’aime qu’il y ait une autre signification aussi belle!

En quoi consiste votre activité ?

Je propose chaque semaine en vente directe sur site des légumes sains, frais et locaux produits sur la ferme et pourvus de bonnes vitamines pour nourrir sainement les habitants d’Annecy ! L’année prochaine, j’aurais également des fruits, des œufs et du miel ! Je livre également des restaurateurs sur Annecy qui ont des valeurs communes aux miennes !
Je cultive de manière la plus naturelle et respectueuse du vivant possible en me basant sur les principes de la permaculture et de l’agro-écologie.

Je souhaite également faire de ma ferme une ferme pédagogique pour que petits et grands puissent comprendre mon métier, comprendre comment et quand est-ce que les légumes poussent et à quelle saison. Des visites et ateliers sont régulièrement proposés pour découvrir ces sujets autour des légumes, de l’alimentation saine et de l’autonomie.

Depuis combien de temps existe-t-elle ?

Depuis fin mai 2020, j’ai lancé l’exploitation maraichère sur le site des anciennes serres municipales de la ville d’Annecy avec l’autorisation des élus.

Quels ont été les challenges depuis sa création jusqu’à aujourd’hui ?

Ce fut un sacré challenge de transformer ces serres horticoles en serres maraichères, recréer de la vie dans un sol tassé avec le temps, restaurer les serres- certaines en très mauvais état ! J’ai eu cette chance inouïe d’être très bien entouré avec des amis, bénévoles en or pour m’aider à réaliser le challenge de démarrer fin mai une exploitation alors que normalement on prépare la saison de maraichage en février avec la préparation du sol et les semis… En 5 mois seulement, on a fait de très belles récoltes et j’en suis fier!

J’ai souhaité également n’utiliser que des semences reproductibles non hybrides F1 alors que la majorité des maraichers même en bio utilisent des F1. Faire perdurer des variétés anciennes, paysannes pour améliorer la biodiversité est pour moi primordial !

J’ai souhaité également ne pas utiliser de plastique sur mes planches de cultures car je suis très engagé dans le zéro déchet, ce qui me demande plus de temps de désherbage et de l’huile de coude ! Je souhaiterais vivement que les élus comprennent l’importance de trouver des terrains pour nous maraichers afin d’améliorer l’autonomie alimentaire de notre territoire !

Quels sont aujourd’hui vos besoins pour aller plus loin ?

Je cherche un terrain supplémentaire de 1 ou 2 hectares sur Annecy le vieux suite à la demande des citoyens. Je n’arrive pas à fournir plus et la demande est grande !

Mes besoins se portent aussi sur plusieurs investissements que j’aimerais réaliser début d’année 2021 :

1) Je souhaite créer le jardin forêt avec petits fruits, arbres fruitiers avec une mare
2) Je souhaite créer une cuisine professionnelle partagée pour accueillir nos rdv « de la grelinette à l’assiette », avec les chefs que nous aimons, afin de découvrir les légumes autrement et savoir les cuisiner sans perdre leurs saveurs ou en découvrir de nouvelles! Et pourquoi pas l’équiper d’un cuiseur solaire !
3) Je souhaite créer un petit site internet pour celles et ceux qui ne sont pas sur les réseaux sociaux.
4) Je souhaite réhabiliter un espace pour créer un espace de coworking et une salle pour les ateliers que l’on proposent aujourd’hui à l’air libre !
Si vous souhaitez nous aider à financer ces beaux projets, bienvenue !

Faire de sa passion son métier est un rêve pour beaucoup. Diriez-vous que vous l’avez réalisé ?

Je suis entrain de réaliser ce que je voulais faire depuis longtemps, ce métier de maraicher est un métier exigeant mais tellement passionnant ! Travailler avec le vivant, voir ce que l’on récolte à partir d’une graine est juste magnifique ! La nature nous donne tant et est si belle !

Comment avez-vous connu le Rezo des Fondus ?

J’ai connu le Rezo des fondus par des amis ! merci à eux, c’est important de se fédérer, se soutenir et pouvoir faire de belles rencontres qui nous font avancer !

En quoi ce réseau peut-il pour le développement de votre projet/entreprise ?

La raison d’être du Rezo est de créer du lien entre les individus, les entreprises, mailler le territoire, mutualiser les compétences, inspirer et donner envie. Il peut m’apporter de belles rencontres aussi !

Nous vivons actuellement une situation difficile pour les TPE et PME avec le COVID-19. Un mot de soutien aux autres entrepreneurs / votre sentiment concernant cette situation ?

Une situation sans précédent où nous devons nous poser des questions sur nos métiers et nous remettre en question. J’ai beaucoup aimé la phrase de Laeticia de Cimes et Racines : « Il faut tenir la barre, garder le cap sans aucune visibilité, faire des choix, s’adapter, concentrer son énergie sur les paramètres que l’on peut bouger : changer d’itinéraire, réduire sa cadence, s’alléger du superflu, prendre soin de son équipage, faire les traces dans la neige pour son collègue, garder le sourire et l’entraide au sein de la cordée. J’ai confiance en l’être humain, plus il y aura de connexions, de liens entre les Hommes, plus la toile sera tissée, plus notre écosystème sera résilient ».

Alors courage à tous ! Apprenons à être plus résilient et plus collectif dans nos vies! Ensemble on peut faire tellement de plus belles choses !

En savoir plus :

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